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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 22:20

                      Comme c'est encore rare,et pas à portée de toutes les familles d'en payer le prix,je pense qu'il vaut vraiment la peine de s'y intéresser et de chercher des solutions,modulables suivant les besoins et possibilités de terrain.

                       Je ne sais si celà existe encore en France,car dans le temps et en campagne,il y avait à l'école primaire:les jardins scolaires.
                   
                        J'en ai vu en Côte d'Ivoire,mais pas très développés.

                         J'ai donc imaginé qu'on pourrait en créer,avec la participation des enseignants et des parents,en plus de la participation des enfants.

                         Il s'agirait de faire un jardin potager assorti d'un mini-élevage. Et comme viande,choisir le cobaye géant,facile à élever,résistant aux maladies,en association avec le lapin.
   
                          Que je sache (mais il se peut le contraire), il n'y a pas d'interdit coutumier sur ces viandes-là.

                          Les mamans seraient "de corvée" à tour de rôle pour la cuisine (elles décideront ensemble), les papas ou tontons fourniront la base alimentaire : riz / maïs / et autre à définir avec eux suivant ce qu'ils cultivent.
                          Les parents payeraient donc la cantine sous forme de service,et pourront y manger aussi.
                          Les enseignants assureront la surveillance globale et mangeront aussi à la cantine.
Tout le monde est gagnant !


                          Ainsi les uns et les autres,enseignants et parents, pourront faire mieux connaissance dans l'intérêt des enfants,ce qui est difficile autrement.

                           Le ministère de la santé publique aura bien sûr des contrôles réguliers à faire,et c'est tant  mieux..


Pourquoi donc le CUY (le cobaye géant) ? par économie pardi ! Au lieu d'avoir 3 cobayes ordinaires pour faire même pas 1 kg de viande, avec le "grand frère" qui pèse entre 2 et 4 kg, pas d'hésitation. Moins de cages à faire,elles seront seulement plus grandes.
                            Pour sa nourriture,les épluchures de légumes et des fruits,donc pas d'achat de granulés. Il se reproduit bien. La seule question est son adaptation à la chaleur du pays.
                            Mais ce ne doit pas être un frein au démarrage du projet,car il y a eu bien d'autres expériences qui ont réussi,même si ce n'est pas du premier coup.

                             Au Bénin,il y a des élevages de cobayes ordinaires qui fonctionnent très bien.

Et la surveillance des élevages (contre le vol surtout)? simple,la  plupart des écoles ont à proximité les logements des maîtres,il leur sera facile de mettre en place un tour de garde entre eux.
                             Les enseignants doivent être sensibilisés à prendre des responsabilités qui font avancer la population dans le développement,et ne pas (souvent) attendre un revenu supplémentaire pour tel geste d'utilité publique.C'est vrai que les conditions d'enseignement en Afrique sont loin d'être au top: manque de matériel surtout,et les salaires insuffisants,ne nous cachons pas les yeux !
                             De toutes façons,s'il n'y avait pas d'élèves,il n'y aurait pas d'enseignants,ils ont donc tout intérêt à être solidaires.

                             Ce projet a besoin d'être mûri et débattu par les intéressés,et vous qui lisez,n'hésitez pas à donner votre avis! Ensemble nous réussirons à vaincre nos pauvretés!
____________________________

Témoignages du Burkina Faso

 

 

Maria Nellé

Soeur Clémence nous parle des effets de la crise

« Les bonnes récoltes nous réjouissent mais les denrées de première nécessité restent chères pour le cultivateur au village et le problème de la faim reste posé. Car il faut de l’argent pour se soigner, envoyer les enfants à l’école, s’habiller. Il vendra son maïs, son mil, son riz pour cela et son grenier risque de ne pas rester plein longtemps. A la période de soudure entre les deux récoltes, ils n’auront plus rien à manger.
La récolte du coton s’effectue en décembre, la vente a lieu en janvier mais les gens ne sont payés qu’en avril voire mai ! Avant la vie chère, on pouvait soigner un paludisme simple avec 300 cfa. Actuellement ce n’est plus possible, même avec les génériques, il faut au minimum 1200 cfa.
L’entrée en 6ème coûte 30 000 cfa et 75 000 cfa si l’enfant n’a pas l’examen d’entrée. Les enfants travaillent parfois pour payer les frais de scolarité. Un vélo qui coûte 30 000 cfa peut être nécessaire pour s’y rendre. La question du déboisement devient de plus en plus préoccupante. Le bois est de plus en plus rare et les femmes font de plus en plus de kms. Il n’est pas rare qu’elles partent la journée entière chercher du bois pour le vendre... »

 


           
Voici un témoignage récent qui rejoint nos préoccupations et nos projets de cantines scolaires et de reboisement !

 

Ajout de décembre 2010

Et voici ce qui se fait à Bamako au Mali en vidéo:

link                      

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commentaires

romain 01/05/2009 16:06

les cantines scolaires sont effectivement rares en afrique. j'ai eu la chance d'en beneficier durant une partie de ma scolarité au sénégal. un "système solidaire"  etait mis en oeuvre avec les employés de l'ecole : ils participaient (surveiller les eleves têtus  que nous etions, plonge, nettoyage,...) en echange de repas gratuits et aussi pour leurs enfants. il est vraiment plus pertinent d'associer les parents d'eleve!!! bien joué TATI!

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  • : Humanitaire en Afrique de l'Ouest association chrétienne,nous sommes engagés pour Christ et pour nos prochains. Des projets de petite dimension,réalisables partout et par tous dans le monde rural.
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  • J'ai beaucoup voyagé et demeuré "ailleurs" et partout.
Mais mon coeur est resté en Afrique,avec des années en Côte d'Ivoire.
Dieu m'a prédestinée pour le service de terrain!
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