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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 13:54
Quel scandale en effet que cet hôpital qui manque de tout,qui a arrêté de pratiquer des interventions chirurgicales (sauf urgence)!

Une amie qui y va régulièrement a qualifié cet hôpital de "mouroir" !!!

Et par paradoxe,quel gaspillage dans nos pays "civilisés"....on renouvelle le matériel,l'ancien...à la décharge/poubelles sans complexe ni remord.

L'info ne passe pas,les moyens des associations sont chiches pour venir récupérer avec un camion les gros matériels.
Notre ong a pu récupérer des fauteuils roulants à 50 euros le transport en camion vers un lieu de stockage.
Mais c'était dans notre banlieue.

Et quand c'est plus que 100 km à couvrir,faute de fonds,on ne peux récupérer le matériel si précieux pour les pays qui ne peuvent en acquérir!

Voici l'article reçu récemment et éditée par un journal du pays sur le Net (abonnez-vous,ça les encouragera à publier toujours plus d'infos sur le vif)!

Accueil du site > Bonjour > Archives > Le Pays N°4378 du mercredi 03 juin 2009 > HOPITAL SOURO SANOU DE BOBO DIOULASSO

HOPITAL SOURO SANOU DE BOBO DIOULASSO

Des travailleurs décrient une situation désastreuse
mardi 2 juin 2009, page visitée 328 fois

Pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une situation désastreuse que traverse leur lieu de travail, des travailleurs de l’Hôpital Souro Sanou de Bobo Dioulasso, sous la houlette de la section locale du SYNTSHA, ont marqué un arrêt de travail, dans la matinée du lundi 1er juin 2009. Ils ont, à l’occasion, remis une lettre de protestation à la directrice générale de ladite structure

 

« Notre hôpital agonise, et si rien n’est fait, il est voué à une morte certaine… ». C’est un passage de la lettre de protestation que des travailleurs de l’hôpital Souro Sanou de Bobo Dioulasso, sous la houlette de la section provinciale du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), ont remise lundi 1er juin 2009, en milieu de matinée, à la directrice de ladite structure. A en croire ces travailleurs, depuis plusieurs mois, cet hôpital vit une situation désastreuse qui a atteint une phase critique ces derniers jours. Bloc opératoire hors service où il n’y a plus eu d’intervention depuis 2 mois, absence de réactifs, absence de file de suture, manque de papier, de savon, de stylos à bille, le chapelet de problèmes égrainé par Damoudo Bahan, secrétaire général de la section Houet du SYNTSHA et ses camarades est bien long. A cela s’ajoutent d’autres soucis d’ordre pécuniaire relatifs notamment aux retards dans les traitements des salaires, à la prime de rendement qui aurait disparu depuis bientôt 2 ans, etc. Selon eux, l’heure est suffisamment grave pour que des mesures urgentes soient prises pour corriger ces dysfonctionnements. Un ultimatum de 2 semaines est même lancé pour que la direction de l’hôpital apporte les réponses appropriées, faute de quoi les travailleurs disent entendre se donner les moyens d’amener qui de droit à prendre ses responsabilités. Même s’ils reconnaissent que la directrice Korotoumou Ouattara a hérité d’une situation peu enviable à son arrivée, les protestataires ne doutent pas qu’elle puisse mieux faire. « En matière de santé, on ne se débrouille pas », a-t-on laisser entendre, en réaction à une certaine mentalité dans l’administration, qui demanderait aux agents de se débrouiller avec les moyens de bord. Un fait qui aura indigné plus d’un à cette remise de lettre de protestation aura sans doute été l’attitude de la directrice, Korotoumou Ouattara, qui a paru quelque peu fébrile. Après une attente longue de presque une demi- heure, sous le soleil devant ses bureaux, lorsque Mme la directrice est sortie accompagnée de trois de ses collaborateurs pour recevoir le document des mains des responsables syndicaux et que des journalistes s’approchèrent pour immortaliser l’acte, elle n’a pas caché le manque de sérénité qui semblait l’habiter. En effet, l’air très agacée, elle réagit brutalement en ces termes : « Non, non, non ! Pas de photo ! Sinon je ne prends pas, je m’en vais. Qui sont-ils ? Il faut les chasser… ». Sur ces entrefaites, les journalistes étaient obligés de ranger leurs appareils pour permettre le « bon » déroulement des choses.

Par Ladji BAMA

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  • J'ai beaucoup voyagé et demeuré "ailleurs" et partout.
Mais mon coeur est resté en Afrique,avec des années en Côte d'Ivoire.
Dieu m'a prédestinée pour le service de terrain!
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